Dessins de henné : 30 modèles faciles à reproduire
Tu veux te faire un henné mais tu bloques sur le dessin. C'est le moment où la plupart des débutantes abandonnent. Pas parce que le geste est dur, mais parce qu'elles n'ont aucune idée de quoi tracer sur leur main.
Voilà 30 dessins classés du plus simple au plus travaillé. Chacun tient en quelques traits. Tu choisis, tu reproduis, tu recommences le lendemain avec un autre. Toutes les photos de cette page sont des réalisations faites ici, à La Réunion.
Comment choisir ton premier dessin
Trois questions, dans cet ordre.
Où ? Le dos de la main pardonne les tremblements. L'intérieur du poignet est plus difficile parce que la peau bouge. Les doigts demandent de la précision, garde-les pour plus tard.
Combien de temps devant toi ? Un dessin de la famille 1 se trace en dix minutes. Un mandala complet t'occupe une heure, sans compter le séchage.
Pour quoi ? Un henné du quotidien n'a rien à voir avec un henné de mariage. Les familles 1 à 3 vont partout. La 5 est faite pour les grandes occasions.
Famille 1 : traits, points et lignes
Le socle. Six dessins qui ne demandent que de savoir poser un point et tirer un trait droit.
- La ligne de points. Une file de points le long de l'index, du bout de l'ongle à la base du doigt. Sept points suffisent. C'est le dessin que je fais tracer en premier à chaque cours.
- Le trait double. Deux lignes parallèles autour du poignet, espacées d'un demi-centimètre. Simple, net, ça se porte tous les jours.
- Le triangle plein. Un triangle rempli à la base de chaque doigt. Trois traits et tu remplis.
- Les chevrons. Une suite de V renversés sur le dos de la main. Compte tes V avant de commencer, sinon tu tombes en biais.
- Le damier. Un petit carré quadrillé, une case sur deux remplie. Facile, mais il faut de la patience.
- La goutte répétée. Une goutte, un espace, une goutte. En couronne autour du poignet.
Famille 2 : fleurs et pétales
La fleur est le motif le plus demandé, à La Réunion comme ailleurs. Elle a un avantage énorme quand tu débutes : si un pétale part de travers, personne ne le voit.
- La fleur à cinq pétales. Un point au centre, cinq pétales autour. Le classique absolu.
- La marguerite ouverte. Même principe mais huit pétales fins, et un cercle de points autour.
- Le bouton fermé. Une goutte allongée avec deux petites feuilles à la base. Se pose bien sur un doigt.
- La rose en spirale. Tu pars du centre et tu tournes vers l'extérieur sans lever le cône. Un seul geste, mais il faut un cône qui coule bien.
- L'hibiscus. Cinq grands pétales arrondis, un pistil long qui dépasse. Notre fleur, autant s'en servir.
- La guirlande de fleurs. Trois petites fleurs reliées par une tige ondulée, du poignet vers l'auriculaire.
Famille 3 : feuilles, vagues et volutes
Les courbes. Elles remplissent l'espace vite et donnent tout de suite un rendu travaillé.
- La feuille simple. Deux arcs qui se rejoignent en pointe, une nervure au milieu.
- La branche. Une tige courbe, des feuilles alternées de chaque côté. Suit bien la ligne de l'avant-bras.
- La vague. Une ondulation régulière en travers du dos de la main. Trace-la au crayon blanc d'abord si tu hésites.
- La volute. Une spirale qui s'ouvre en s'éloignant. Deux volutes tête-bêche font un motif complet.
- La paisley. La goutte recourbée d'Inde du Sud. Contour d'abord, remplissage ensuite.
- La fougère. Une tige, des traits fins en diagonale de part et d'autre, de plus en plus courts vers la pointe.
Famille 4 : bracelets, bagues et chaînes de doigts
Ces dessins suivent le corps au lieu de se poser dessus. Ils habillent beaucoup pour peu de travail, et ils fonctionnent aussi bien au henné qu'au jagua.
- Le bracelet simple. Deux traits autour du poignet, un motif répété entre les deux.
- Le bracelet à pendentifs. Le même, avec trois gouttes qui pendent vers la main.
- La bague pleine. Un anneau large sur la deuxième phalange.
- La chaîne de doigt. Une bague reliée au bracelet par une ligne qui traverse la main. Le motif de mariée par excellence, mais en version fine il se porte partout.
- La bague en pointe. Un anneau qui remonte en V sur le dessus du doigt.
- La cheville. Le bracelet, mais au pied. Il tient moins longtemps qu'à la main, la peau y est plus épaisse et frotte dans la chaussure.
Famille 5 : mandalas et rosaces
Le niveau au-dessus. Un mandala se construit par couches, du centre vers l'extérieur, et chaque couche doit faire le tour complet avant de passer à la suivante. C'est long. C'est aussi ce qui impressionne le plus.
- La rosace à six branches. Un cercle, six pétales, un point entre chaque. La porte d'entrée du mandala.
- Le mandala trois couches. Rosace au centre, couronne de gouttes, couronne de points.
- Le demi-mandala. La moitié d'une rosace posée sur le bord de la main. Deux fois moins de travail, presque autant d'effet.
- Le mandala de paume. Centré dans le creux de la main. La paume prend le henné plus fort que le dos, la couleur y ressort presque noire.
- La rosace ajourée. Mêmes couches, mais tu laisses la peau nue entre chaque trait. Le contraste fait tout.
- Le mandala de dos de main. Le grand jeu. Centre sur l'os du milieu, branches qui filent vers chaque doigt. Compte une heure.
Et sur les pieds ?
Les trente dessins ci-dessus marchent tous au pied. Ce qui change, c'est le placement : le motif part de la cheville et descend vers les orteils, en suivant l'os du dessus du pied. Le paon et le lotus sont les deux classiques.
Deux choses à savoir avant de te lancer sur un pied. La peau y est plus épaisse, donc la couleur monte plus lentement mais elle tient bien. Et le frottement de la chaussure use le motif plus vite qu'à la main : prévois-le si c'est pour un événement.
Le henné blanc, si tu veux sortir du brun
Le henné blanc ne teint pas la peau. Il se pose dessus comme une dentelle, et il ne sèche pas pendant deux heures. Concrètement, tu peux le faire poser le jour même de ton événement, alors que le henné naturel et le jagua se réservent deux à trois jours avant.
Et quand il faut que ça accroche la lumière, j'ajoute des paillettes dorées par-dessus le blanc, pendant qu'il est encore frais. C'est ce qu'on voit sur les tenues de cérémonie.
Le tableau, pour choisir vite
| Famille | Niveau | Zone qui marche le mieux | Temps de tracé |
|---|---|---|---|
| Traits et points | Débutante | Doigts, poignet | 5 à 10 min |
| Fleurs | Débutante | Dos de la main | 10 à 15 min |
| Feuilles et volutes | Intermédiaire | Avant-bras, cheville | 15 à 25 min |
| Bracelets et bagues | Intermédiaire | Poignet, doigts, pied | 15 à 30 min |
| Mandalas | Avancée | Paume, dos de la main | 30 à 60 min |
Avant de tracer
Deux choses, et elles comptent plus que le dessin.
La première : fais un test cutané 24 à 48 heures avant, au pli du coude. Toujours. Même si tu as déjà fait du henné.
La seconde : vérifie ce qu'il y a dans ton cône. Le henné naturel est brun, jamais noir. Un cône qui promet du noir contient presque toujours de la PPD, et c'est elle qui provoque les brûlures chimiques dont tu as vu les photos. Nos cônes sont en pâte fraîche, sans PPD. Si tu veux vraiment du noir, c'est le jagua qu'il te faut, un fruit d'Amazonie, pas un colorant de synthèse.
Il te manque le geste ?
Cette page te donne quoi dessiner. Pour le comment, tout est ailleurs sur le site.
- Henné main simple, le guide complet : tenir le cône, préparer la peau, gérer le séchage, retirer la pâte.
- Ton premier henné en 7 étapes : la méthode courte, si tu veux te lancer ce soir.
- Henné main débutante : les trois raisons pour lesquelles un premier essai rate, et comment les éviter.
- Les motifs de la mariée tamoule : ce que veulent dire les dessins, si tu prépares un mariage.
Le matériel
Pour reproduire ces 30 dessins il te faut un cône qui coule régulièrement. C'est tout.
- Les cônes de henné en pâte fraîche, préparés ici à La Réunion, sans PPD.
- Les pochoirs et les outils, si tu préfères assurer le contour avant de te lancer à main levée.
- Le livret débutante, pour progresser sur sept jours avec un exercice par jour.
Et si tu préfères te faire faire ton henné plutôt que de le tracer toi-même, je me déplace chez toi. Compte deux à trois jours avant la date, le temps que je m'organise.